Ça fait à peu près un an et demi que j'entends parler des kits prêts-à-manger, mais jusqu'à présent Leif et moi n'étions pas vraiment tentés par le concept parce qu'on se disait qu'on avait notre ...situation alimentaire... à la maison bien en main. (Comme la plupart des choses nées de bonnes intentions en ce qui concerne l'adulting, on se pelletait de bien beaux nuages dans notre cuisine.)

Depuis quelques semaines, par contre, on a dû réévaluer notre situation puisque certaines choses ont vraiment changé grâce à la pandémie et le couvre-feu ici au Québec.

  1. Nous faisons nos courses beaucoup moins souvent qu'avant. Quand on ne se fait pas livrer notre épicerie, on essaie de quitter la maison le moins souvent possible et de faire nos courses seulement pendant les périodes les plus calmes de la semaine. Ces périodes correspondent rarement avec les moments quand on a super faim et on a besoin d'un truc essentiel (genre un oeuf) pour compléter un repas.
  2. À cause de cette façon de faire nos courses, on ne mange plus de fruits ou légumes frais tous les jours. (J'ai aussi une petite tendance à manger tous les ingrédients frais dès leurs arrivées...😅)
  3. Leif n'a pas d'allergies ou d'intolérances, mais malheureusement moi oui. Parfois, il faut que je lui rappelle gentiment qu'un autre repas composé principalement de pain et de produits laitiers me rendra malade.
  4. Je n'ai pas fait beaucoup de conserves l'automne dernier. J'ai décidé que l'année dernière j'allais offrir à tout le monde de la marmelade aux clémentines[1] pour Noël et ça a dévoré mes fins de semaine à l'automne et je n'ai pas eu beaucoup de temps pour faire d'autres types de conserves.
  5. Je suis super fatigué∙e. Et, surtout, Leif est claqué aussi et c'est lui qui fait la cuisine les trois quarts du temps.

Donc, on a décidé qu'il était temps de regarder de plus près les kits prêts-à-manger.

Pour choisir quelle compagnie utiliser, j'ai commencé par faire des recherches en ligne. Je savais que l'experte en branding et réseaux sociaux Jessica Prudencio (qui gère le magnifique compte Instagram @toutedansmesfesses) utilise Cook It depuis un bout. Fondé à Montréal en 2014, Cook It m'a aussi intrigué par leur engagement écologique. Voici donc mes premières impressions des trois premiers repas préparés à partir de la boîte qu'ils nous ont envoyée, les soirées du 15 jusqu'au 17 février 2021.

Cette première boite (qui nous a couté 44$) est arrivée avec des ingrédients et des instructions pour préparer trois repas: du saumon tandoori, du boeuf à la stroganoff, et des taquitos aux patates douces. Pour évaluer les recettes telles quelles, on a suivi les instructions sans rien ajouter ou modifier. On a aimé les résultats! Je me suis débrouillé∙e avec le saumon tandoori seul∙e le premier soir et la recette a pris 25 des 30 minutes estimées. J'étais un peu fatigué∙e mardi soir, donc Leif a préparé le boeuf stroganoff seul et ça a aussi pris une trentaine de minutes. Mercredi, on a décidé de cuisiner les taquitos ensemble. Les recettes étaient très faciles à suivre, présentées de façon chronologique et claire, caractéristique très essentielle pour moi! Et on a aimé la variété des trois repas. Le repas préféré de Leif était le saumon, mais le mien était les taquitos — je n'avais pas réalisé à quel point j'avais envie de quelque chose d'épicé!

Même après une seule semaine, Leif et moi avons trouvé l'expérience vraiment positive. Pouvoir choisir une de trois options et s'assoir 30 minutes plus tard avec un repas complet a enlevé un fardeau immense de nos épaules. Honnêtement, on était pas mal choqué par la profondeur de ce soulagement psychologique. La charge mentale de gérer le frigo est un vrai fardeau même quand on n'est pas au beau milieu d'un confinement interminable. Sans mentionner qu'externaliser la planification de trois soupers par semaine pour deux personnes est plus économique que commander des plats à emporter deux soirs par semaine.

Puisque les kits comme ceux de Cook It aident théoriquement avec le gaspillage alimentaire à la maison, il reste la question de l'utilisation du plastique dans les emballages Cook It. Comme j'ai commencé à décrire dans mon billet sur pourquoi j'abandonne la mode rapide, je m'engage le plus possible à réduire ma consommation de plastique, qu'elle soit recyclable ou non.[2] De plus, ma municipalité ne recycle pas le polystyrène (marqué avec le numéro 6) et plusieurs des aliments que Cook It nous a envoyés étaient emballés dans du polystyrène qu'on a dû jeter à la poubelle. Je me suis vraiment demandé∙e si j'étais confortable avec autant de petits sachets en plastique pour les épices ou, par exemple, une couple de tranches de jalapeños pour les taquitos. À la fin, j'ai décidé qu'en utilisant Cook It pour 3-4 repas par semaine, même si ce n'est pas complètement idéal d'un point de vue emballage, je vais pouvoir m'assurer que le reste de nos habitudes épiceries et cuisine tendent actuellement vers le zéro déchet.

Tout compte fait, les repas prêts-à-manger feront désormais partie de nos habitudes à la maison, et j'espère qu'ils vont nous permettre un peu plus de temps en soirée pour lire, écrire... et coudre!


  1. Pour la marmelade aux clémentines, j'ai beaucoup aimé la recette du Preservation Society par Camilla Wynne. ↩︎

  2. En ce qui concerne le plastique, le Québec a énormément de travail à faire pour réduire sa consommation et son gaspillage de plastique utilisée par les individus à la maison. Je préfère donc, là où possible, de réduire le plus possible ma propre consommation du plastique. ↩︎